Retour sur les Universités de Rentrée 2014 du MoDem à Guidel

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Discours de Clôture

Discours fort, combatif et reposant sur une analyse sérieuse et consciente des réalités de François Bayrou lors de cette université de rentrée du Modem à Guidel en Bretagne.

François Bayrou, a prôné les "convictions" face aux "soumissions" :«Je veux vous dire ceci, simplement mais gravement: la politique française a besoin de tout sauf d’un parti unique.», ajoutant que : «La politique française a besoin de tout, sauf d’un parti unique, elle a le plus grand besoin d’échapper à la mainmise d’un appareil unique, de courants internes d’un appareil unique, (…) des habitudes et des dérives que nous ont imposées depuis des années le monopole du PS et de l’UMP».

Le président du MoDem avait réservé, dimanche à Guidel dans le Morbihan, la dernière partie de son discours, prévu en clôture de l’université de rentrée du mouvement, pour insister sur un point précis. «Ce que je dis devant vous, non pas sur Facebook, mais devant une salle engagée, a-t-il poursuivi, c’est qu’il faut exactement le contraire, il faut du débat, de la liberté de pensée, de la confrontation d’idées, il faut, non pas des satellites et des soumissions mais des ego, des partenaires de plein exercice.» Puis, s’engageant publiquement au nom des militants du MoDem et en leur «nom», François Bayrou a assuré, comme une promesse: «La tentative toujours recommencée de soumettre subrepticement le centre, je suis garant qu’elle ne réussira pas plus aujourd’hui qu’elle n’a réussi hier.» Et de prévenir : «Je suis garant que personne, qu’aucune manœuvre ne privera les Français de ce droit au pluralisme et au dialogue et, s’il le faut, du droit à la confrontation entre la diversité des courants politiques et des visions de l’avenir de notre pays». «Je suis garant de l’indépendance du centre», a-t-il répété, insistant sur «la liberté» et «l’indépendance» de ce courant de pensée, un courant «enfin uni». Mais, il a aussi ajouté qu’il n’avait «pas l’intention» de «se spécialiser dans quelque anti-sarkozysme que ce soit». «La tentative toujours recommencée de soumission du centre, elle ne réussira pas plus aujourd’hui qu’elle n’a réussi hier», a-t-il martelé, s’adressant aussi aux «amis de l’UDI», a-t-il prévenu enfin en soulignant que les principes qu’il défendra «N’empêche en rien les ententes, les alliances, les rassemblements», «Au contraire, clame-t-il, on s’entend mieux quand on est pleinement soi-même!» (L’UDI, qui cherche un successeur à Jean-Louis Borloo d’ici novembre, devra en effet se positionner.)

Il a aussi moqué «beaucoup de responsables politiques» qui «sont devant Marine Le Pen comme des lapins pris dans les phares d’une voiture, en catalepsie!», et balayé tous les thèmes qui lui tiennent à cœur: la dette, l’Éducation nationale, la reconquête de État, la moralisation de la vie politique (…) sans oublier son combat contre la privatisation des autoroutes ou encore l’arbitrage accordé à Bernard Tapie … sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

Jean Arthuis, vice-président de l’UDI, a souligné, pour sa part, «l’urgence de rassembler la famille centriste», vanté les «débats stimulants» du MoDem et promis de revenir «plus souvent». Même Sandro Gozi, le secrétaire d’État italien aux Affaires européennes, s’est adressé aux militants dans un message de soutien, empêché de venir à cause de la grève des pilotes d’Air France.